Decrescendo

Convoquée par l’inspecteur Albertini après avoir mystérieusement disparu pendant une année entière, Estelle Aymeric prétexte tout d’abord avoir accompli un long voyage autour du monde. Guère convaincu par ce mensonge flagrant, l’enquêteur incite la jeune femme à lui relater toute la vérité. Débute alors une singulière confession… Non, Estelle n’a pas voyagé. Elle a été enlevée par un inconnu dont elle n’a connu que le prénom, Adrien. Un homme qui, durant de longs mois, la maintint en cage, et lui inculqua le bonheur dans la soumission, et la jouissance dans la douleur. De la peur initiale à l’abandon total de soi et de son corps, Estelle décrira ainsi au policier sa découverte des versants tabous du plaisir… « Decrescendo » fait souffler un vent de provocation et de libertinage sur la littérature érotique. En narrant avec raffinement la relation maître-esclave entre Adrien et Estelle, Max Gerny, digne héritier du marquis de Sade, bouscule les sexualités les plus consensuelles, explore les pans les plus sombres du désir, et livre un roman débridé, dans lequel la quête des sens ne cesse de s’intensifier et de repousser les frontières du convenable.

218 pages  -  ISBN : 9782748341003  -  Erotique > Commander le livre
La presse en parle

Interview Female experiment

Max Gerny, vous publiez chez Edilivre un conte noir, avec une superbe couverture d'Angélique Curutchet…

… Merci pour elle. C'est une illustratrice de talent.

… Un conte noir donc, intitulé Female experiment. Comment vous est venue l’idée de ce livre ?

Comme chacun sait, je suis un grand lecteur de bandes dessinées.
Le thème du savant fou, corrompu, pervers y est très souvent exposé, depuis Tintin avec l'asile d'aliénés du Rawhajpoutalah dans Les Cigares du Pharaon, le Docteur Müller, psychiatre et gangster, dans l'Ile noire, le Docteur Krollspell, psychiatre corrompu dans Vol 714 pour Sydney, en passant par Adèle Blanc-Sec de Tardi ou la série des Carmen Mc Callum avec L'Appel de Baïkonour, j’en passe et des meilleures…
Ici, le chercheur corrompu (et pervers...) est le docteur Maxence Meximieux, directeur de projet chez Labirinth SA…

On retrouve les laboratoires Labirinth SA…

Oui : une entreprise que j'ai créée dans un polar, Panne de cœur, il y a quinze ans. On retrouve aussi de manière incidente à la fin les flics de mes polars...

Comme les grands auteurs, vous avez créé un univers…

N'en jetez plus !.. Mais oui, il y a dans mes romans des personnages, des lieux, des atmosphères récurent(e)s.

Pouvez-vous nous présenter l’ouvrage en quelques mots ?

Pauline Saint-Antoine, jeune apprentie chez Labirinth SA, se voit proposer par le laboratoire un contrat de "volontaire pour l’expérimentation humaine ayant donné son consentement éclairé". Elle accepte et devient le cobaye de Maxence Meximieux, directeur de projet, qui travaille sur la cryogénie et les nanotechnologies…

La cryogénie et les nanotechnologies ?

J'avais déjà traité des nanotechnologies dans un polar, Casting d'enfer, mais je suis loin d'épuiser le sujet ! Nous ne sommes qu'aux prémices d'une véritable révolution scientifique. Female experiment me permet également d'aborder la cryogénie. C'était un thème à la mode dans les années 60, quand j'étais en culottes courtes (voir par exemple le roman d'anticipation de René Barjavel : La nuit des Temps). Depuis, plus rien ou presque… Alors qu'il s'agit de l'immortalité, tout bonnement !

Ce livre est complètement atypique dans votre production, non ?

Pas tant que cela.
Tout auteur a ses marottes. Par exemple, pour Minette Walters, ce sont les agressions de femmes, et dans une moindre mesure le racisme ; pour Henning Mankell, c’est le déclin du modèle social suédois, les enquêtes longues et laborieuses et la dépression chronique de Kurt Wallander… Moi clairement, tout tourne autour du Mal, de l’ambivalence – ou non - de la notion, et de jusqu’où ça peut aller : de la captivité assumée du personnage d’Estelle dans Decrescendo, à la guerre nucléaire totale avec L’histoire de Gonar Oskol…

C’est compliqué, le Mal…

Il y a deux façons de voir les choses. Soit on considère que le Mal, c’est tout ce qui est contraire à une morale ou à une éthique ; alors c’est simple, et on vit très bien. Mais ça me paraît un peu court comme approche ; voir par exemple, les multiples contradictions de l’Église (pour ne parler que d’elle) sur les sujets les plus divers… Soit on essaie d’approfondir un peu, et c’est plus dur. C’est ce que j’essaye de faire ; j’espère que le lecteur y trouve son compte…
Female experiment est un livre inquiétant, captivant, qui mêle la cruauté, la poésie à l’horreur, une réflexion sur une science devenue folle, sur ce qui fait de nous des êtres humains, sur l’état de conscience, sur l’amour aussi…

Avez-vous d'autres projets dans les tiroirs ?

Un roman historique est achevé et en cours de relecture, Al-Andalûs, les martyrs de Cordoue.
Et je publie très prochainement chez Edilivre un autre conte noir, Une héroïne de roman, toujours sous pseudonyme du fait de ses développements érotico-pornographiques...












Posté le 24/10/2018 13:03:02
Laissez un commentaire
Votre nom ou pseudonyme * :
Votre e-mail * :
Votre message * :

* Champs obligatoires.